SOZA / Collectif 5024

Photo des membres de SOZA en extérieur avec le logo au milieu de la photo
Partager
Actu publiée le 17/10/2019
Portrait
Association œuvrant à l'expansion de la culture alternative normande.

Dans quel contexte est née l'association Soza ? Quelles activités porte-t-elle et sur quel territoire ?

Tout a commencé après une sombre histoire d’incendie qui a fait fermer toutes les salles indé de Rouen ainsi que les lieux alternatifs. Ce n’était clairement pas une période sympathique à traverser pour la scène locale. Les gens ont commencé à davantage communiquer et se soutenir. Ça nous a motivé à organiser des dates, faire des fanzines, des sessions live, monter pas mal de groupes. Maintenant on a un label.

 

Qui se cache derrière Soza ?

Je crois que personne ne se cache, on est des potes, dans des groupes qui se donnent des coups de main et se refilent les plans intéressants. Mais le noyau "dur", même si je n’aime pas dire ça, s’articule autour de MNNQNS, Servo, Bungalow Depression, Unschooling, Modern Men, Elephants, genital jiggling et d’autres.

 

On peut lire que "SOZA est le bras armé du collectif rouennais 5024". Est-il ouvert ?

Tout statut officiel d’asso a ses limites. On voulait un "à côté", un collectif totalement libre pour faire les choses sans réfléchir. C’est complètement ouvert, on produit pas mal de groupes sur Rouen en plus des nôtres. C’est vraiment l’activité principale en ce moment. On organise encore un peu de concerts mais on laisse surtout ça à d’autres assos locales qui le font très bien. Pour le moment aucune idée de ce qu’on fera de SOZA dans 3 ou 4 ans.

 

Qu’est-ce qui, selon vous, fait que la scène indé rouennaise est aujourd’hui remarquée en région et à l’échelle nationale ? Y a t-il une dynamique particulière ?

Ouais je crois vraiment que le truc de mise aux normes des salles, et cette période creuse vraiment pas cool, ça a fait bouger les choses. On a constaté qu’on avait un truc sympa ici et qu’on voulait le retrouver absolument. A côté de ça, les groupes ont été obligés de s’exporter pour vivre et ça a plutôt fonctionné! Toutes les villes ont des moments comme ça, complexes, je pense actuellement à mes amis du VOID à Bordeaux mais je sais qu’ils vont revenir en force pour la fin de l’année.
Je crois que la scène se porte bien et ça fait plaisir de voir que les groupes rouennais marchent bien partout c’est clair.

 

Comment l’activité de label, lancée en 2018, s’est-elle développée en 2019 ?

Ça avance progressivement avec ce truc de produire des groupes, dont certains se retrouvent sur le label. On a sorti plusieurs cassettes, dont des splits*. C’est vraiment une démarche cool d’archiver ce qui se passe ici, même si on ne sort pas que des groupes rouennais. 
Au début on a fait une compilation de reprises de Wicked Game par les groupes du collectif.
Puis, on a sorti le 1er album de We Hate You Please Die et des Baked Beans.
Maintenant on fait des splits : Eaux Saines / Modern Men et Julius Spellman / Unschooling, principe assez cohérent avec les cassettes. On prépare la suite et je suis ultra impatient de les ressortir dans 10 ans pour parler comme un vieux de "quand j’étais jeune".

 

Quelle actualité pour cet automne ?

Beaucoup de productions : le 1er album de MNNQNS, le 1er vrai EP de Modern Men. Le 2nd album de SERVO va débarquer aussi. Et pour le label, comme des grands garçons, on va commencer timidement à sortir du Vinyl avec Modern Men et Grand Guru.

* Splits = support rassemblant des morceaux de plusieurs groupes.