Stéphane Leclerc

Photo de Stéphane Leclerc en concert
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Actu publiée le 26/04/2018
Portrait
Musicien, manager

Portrait de Stéphane Leclerc : musicien, manager, ayant suivi la formation du Brevet d’État d’Animateur Technicien de l’Éducation Populaire et de la jeunesse (BEATEP) en musique, et depuis le mois de janvier coordinateur du secteur "Production de spectacles Jeune public" à Musique Expérience (Ducey - 50).
 

  • De quels projets musicaux est composé votre parcours ?

J’ai commencé la basse au lycée en 1996 et monté avec des copains un groupe tendance (rock/punk/métal)  et en 1998 j’ai sorti une 1ère maquette auto produite.
Autour de 2000 je me suis orienté vers le funk, le jazz, la World Music. A partir de 2001, j’ai suivi des cours de contrebasse au CaenJazz Action puis collaboré à différents projets, notamment avec Matchet en 2003, puis avec La Tête à Toto jusqu’en 2006. Depuis 2007, je me concentre sur Olifan dans lequel je joue et dont j'assure actuellement le management. 
 

  • Côté Olifan, comment se conçoit ou s’écrit un projet jeune public ?

Une proposition artistique jeune public est forcément liée à un temps d’éveil, de partage et de découverte, nous sommes souvent le 1er concert et/ou spectacle "live" de la vie de nos bambins. 
Comme tous les artistes jeune public, nous œuvrons à l’ouverture culturelle et à la formation du public de demain. C’est un public sincère et honnête, qui demande les mêmes qualités en retour et un projet artistique écrit dans le partage, la découverte et l'émotion artistique que l'on souhaite leur apporter. Toutefois, ce n’est pas parce qu’on s’adresse à des enfants  qu’il faut chercher à aseptiser la musique ou le propos.
Artistiquement, le groupe Olifan ne se donne pas de restriction. On joue la musique comme on la ressent, en travaillant le son et les mots qui sonnent, en utilisant de nombreux instruments, et des styles musicaux variés… 
Les mots sont guidés par une histoire sur deux de nos créations : Théophile et Myster Darius. Sur la boite à Zicomatic, les mots sont guidés par les situations à vivre dans les chansons.
 

  • Quelles catégories et particularités identifiez-vous dans les propositions artistiques destinées au jeune public ?

Si on s’en tient aux tranches d’âges classiques, on peut classer notre public dans la grande catégorie "de 0 à 10 ans", de la 1ère année de crèche au CM2. On peut être plus fin dans nos propositions en précisant "avant 3 ans", "de 3 à 6 ans" ou de "6 à 10 ans". Sur le terrain on se rend compte qu’il ne s’agit pas d’un public mais d’un tiroir avec plein de choses et plein de possibilités. C’est en fonction des mots et de l’accessibilité du sujet que l’on détermine notre public. 
On apprend de la rue, on apprend du terrain. En jeune public il n'y a pas de bars mais il y a des écoles et on y apprend à donner et à se faire respecter.... Dans des conditions techniques moins favorables que les salles équipées, on est "à poil"! Si tu n’es pas au rendez-vous, il n’y en aura probablement pas d’autre derrière.
On peut être amené à jouer pour un spectacle parents-enfants ou encore pour des tranches d’âge imposées, "0 à 6 ans", ou encore "3 à 10 ans". Une seule obligation : savoir cadrer le projet et faire des choix !
 

  • Aujourd’hui, comment se développe la diffusion de projets jeune public en région ?

On se produit principalement via les réseaux culturels, les structures d’enseignement et d’animation. On ne démarche pas des enfants mais des programmateurs. Il faut qu’ils soient touchés et qu’ils sachent comment leur public va réagir. Aujourd’hui il y a souvent un référent jeune public par salle, festival et service culturel. C’est très bien car on n’est plus limité aux écoles, aux comités d’entreprises, aux vacances… L’activité est réelle tout au long de l’année, et d’année en année c’est crescendo. Mais il faut savoir répondre aux sollicitations et pouvoir se positionner.
C’est en ce sens qu’est né le secteur Production de spectacles Jeune public à Musique Expérience.
 

  • Quels sont les objectifs précis du collectif et pourquoi à Musique Expérience ?

On est nombreux à être des enfants de Musique Expérience, élèves ou formateurs, à porter des valeurs d’éducation populaire, artistiques et à vouloir travailler dans un esprit collectif. J’y ai été formé et j’ai souhaité intégrer ce nouvel outil à cette structure. Le secteur Production de spectacles Jeune public a été lancé aux rencontres Biennales Internationales du Spectacle (BIS de Nantes) au mois de janvier. Au fil des années nous avons acquis avec les nombreux concerts d’Olifan des compétences et des méthodes de travail (planning, communication, conseils artistiques, salariat…) qui pourront être partagées avec d’autres musiciens. Pour commencer, et pour que chacun puisse garder une main sur son projet, nous travaillerons avec François Lemonnier, le groupe Norkito et nous continuerons à développer le projet Olifan.
C’est une démarche de longue haleine et j’espère que d’ici quelques années, ça pourra créer un emploi. 
 

  • Quelle actualité pour vous ce printemps ?

Nos 3 spectacles sont sur la route et nous développons le projet Olifan les Kids. Il permet à un musicien du groupe de travailler avec des équipes enseignantes et des enfants et leur offrira la possibilité de se produire sur scène.
Le projet Le voyage de Théophile est joué au Normandy les 10, 11 et 13 avril. Le 20 avril, il y aura La boite à Zicomatic au carnaval de  Mondeville et Myster Darius le 21 avril à Portbail dans le cadre de Ville en scène.
Ensuite ce sera les festivals d’été : P2N, Art Sonic, les Terrasses du jeudi à Rouen, le Festival des notes dans l’Yonne, le Festival Les bricanotes à Tours… et surtout les 40 ans de Musique Expérience avec 4 concerts les 12 & 13 juin.